Romain DUCHENE

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Étiquette : howto

  • Howto: Installer DJBDNS sur Debian Sarge

    Dans cet article, nous allons faire une installation de DJBDNS alias tinydns (un serveur DNS très léger et très sécurisé) sur une distribution Debian Sarge.

    Nous allons devoir installer avant tout 2 packages qui sont nécessaires : ucspi-tcp et daemontools.

    Préparation de la Debian Sarge

    Il faut tout d’abord ajouter dans /etc/apt/sources.list les non-free. En effet, DJBDNS ne possédant pas une licence « free » (au sens debian du terme), il ne se trouve pas dans la distribution de base. Il faut donc rajouter le terme « non-free » à la fin de la ligne principale de package des sources apt (à personnaliser suivant le mirroir que vous utilisez).

    /etc/apt/sources.list

    deb http://ftp.fr.debian.org/debian/ stable main non-free

    Nous mettons maintenant à jour notre base APT, pour y mettre les sources de ucspi-tcp, Daemontools et DJBDNS. En effet, en raison de sa licence, il ne peut être livré que sous forme de code source, à nous donc de les compiler. Nous devrons être root durant cette installation.


    su -
    apt-get update

    Installation de ucspi-tcp et Daemontools

    Nous lançons maintenant le téléchargement, la compilation et la création des paquets .deb qui seront installés.


    apt-get install -y ucspi-tcp-src patch libssl-dev
    build-ucspi-tcp

    Suivez les instructions dans chacune des compilations, les infos sont claires.

    Nous allons maintenant télécharger et installer Daemontools. Plusieurs solutions sont possibles, nous choisirons d’utiliser des version pré-compilées depuis le site de Gerrit Pape.


    wget http://smarden.org/pape/Debian/dists/woody/unofficial/binary-i386/daemontools_0.76-woody1_i386.deb
    wget http://smarden.org/pape/Debian/dists/woody/unofficial/binary-i386/daemontools-run_0.76.3_all.deb
    dpkg -i daemontools_0.76-woody1_i386.deb daemontools-run_0.76.3_all.deb

    Par sécurité, on va copier des binaires aux bons endroits… :


    cd /usr/bin
    for i in envdir envuidgid fghack multilog pgrphack readproctitle \
    setlock setuidgid softlimit supervise svc svok svscan svscanboot \
    svstat tai64n tai64nlocal ; do ln -s /usr/local/bin/$i ; done

    Installation de DJBDNS

    Attaquons maintenant la véritable installation de djbdns ! djbdns est constitué de 3 sous-programmes majeurs :
    - tinydns : le serveur DNS en lui-même. C’est lui qui écoutera sur votre IP publique le port UDP 53 et qui répondra aux requêtes DNS pour les domaines DNS que vous allez héberger.
    - dnscache : c’est votre serveur DNS local, qui vous servira à répondre à votre serveur (uniquement) à toute les requêtes DNS possible (même celles que vous n’hébergez pas). C’est donc un serveur DNS qui sait aller interroger les autres serveurs DNS sur Internet et faire des requêtes récursives. il écoutera donc sur votre IP locale (ou localhost) sur le port UDP 53.
    - axfrdns : C’est lui qui va servir à gérer les transfert de zone DNS, il écoutera donc sur votre IP publique sur le port TCP 53.

    Nous allons devoir également compiler les sources.


    apt-get install djbdns-installer
    build-djbdns

    Encore une fois, suivez les instructions pour la compilation, les infos sont claires.

    Nous allons maintenant devoir configurer DJBDNS. Modifiez la ligne ci-dessous avec l’IP de votre serveur :


    tinydns-conf tinydns dnslog /etc/tinydns 192.168.0.5

    Nous pouvons maintenant faire prendre en compte tinydns par daemontools (puis on vérifie que tout est ok).


    ln -s /etc/tinydns /service
    svstat /service/tinydns

    Nous allons maintenant installer dnscache (si vous en avez besoin)


    dnscache-conf dnscache dnslog /etc/dnscache 127.0.0.1
    ln -s /etc/dnscache /service
    svstat /service/dnscache

    Si vous désirez que votre serveur utilise ce serveur DNS, vous devez modifier votre fichier de conf locale DNS : /etc/resolv.conf


    nameserver 127.0.0.1

    Allez, pour terminer, nous allons installer axfrdns (pour les transferts de zone) :


    axfrdns-conf axfrdns dnslog /etc/axfrdns /etc/tinydns 192.168.0.5

    Pour terminer la configuration d’axfrdns, nous allons lui dire d’autoriser toutes les connexions entrantes, de répondre aux requêtes DNS, mais de refuser tout transfert de zones (nous verrons plus bas comment autoriser le transfert de zones vers d’autres serveurs). Puis on active le service.

    echo ':allow,AXFR=""' > /etc/axfrdns/tcp
    ln -s /etc/axfrdns /service
    svstat /service/axfrdns

    Si vous désirez autoriser le transfert de toutes vos zones vers un autre serveur 192.168.0.10 (par exemple).


    echo '192.168.0.10:allow' >> /etc/axfrdns/tcp

    Il faut valider les changements fais dans /etc/axfrdns/tcp Utilisez simplement les commandes suivantes, en root, pour valider les changements faits dans vos règles, Notez aussi qu’il est inutile de redémarrer axfrdns, le programme tcpserver prends automatiquement en compte les changements fais dans tcp.cdb :


    cd /etc/axfrdns
    make

    Configuration de DJBDNS

    Toute la configuration de djbdns (hors configuration de base comme l’IP d’écoute) se fait via le fichier /service/tinydns/root/data

    Afin de pouvoir gérer sans pb toutes les extensions de domaine, nous allons configurer tinydns avec les serveurs root. Ajouter dans /service/tinydns/root/data


    &:198.41.0.4:a.root-servers.net
    &:128.9.0.107:b.root-servers.net
    &:192.33.4.12:c.root-servers.net
    &:128.8.10.90:d.root-servers.net
    &:192.203.230.10:e.root-servers.net
    &:192.5.5.241:f.root-servers.net
    &:192.112.36.4:g.root-servers.net
    &:128.63.2.53:h.root-servers.net
    &:192.36.148.17:i.root-servers.net
    &:192.58.128.30:j.root-servers.net
    &:193.0.14.129:k.root-servers.net
    &:198.32.64.12:l.root-servers.net
    &:202.12.27.33:m.root-servers.net
    .localhost
    .1.0.0.127.in-addr.arpa
    =localhost:127.0.0.1

    Voici quelques exemples de configuration de domaine, mais vous trouverez l’intégralité des méthodes de configuration sur http://cr.yp.to/djbdns/tinydns-data.html Exemples d’ajout dans /service/tinydns/root/data


    # SOA Test.com
    Ztest.com:ns.wiroo.com:dns.wiroo.com:2005011401::86100:86100:

    # Name Server
    .test.com::ns4.wiroo.com:86100
    .test.com::ns2.wiroo.com:86100

    # MX Record
    @test.com:192.168.58.128:mail.wiroo.com:10

    # A Record
    =www.test.com:192.168.58.128

    Après chaque modification, il suffit d’aller dans le répertoire /service/djbdns/root et d’y faire un make. Aucun redémarrage du démon n’est nécessaire, le fichier texte /service/tinydns/root/data sera compilé en /service/tinydns/root/data.cdb


    cd /etc/tinydns/root
    make

    djbdns inclut certains outils pour tracer les pb : tinydns-get A www.wiroo.com ns4.wiroo.com ou dnstrace any www.aol.com a.root-servers.net > AOL & dnstracesort < AOL | less

    Dernière chose, regardons maintenant comme répliquer notre configuration dns sur un autre serveur (tinydns également). L’avantage avec tinydns, c’est qu’il suffit d’envoyer le fichier data compiler (/service/tinydns/root/data.cdb) vers le second serveur. Mieux, nous pouvons automatiser très facilement cela pour que cela se fasse automatiquement à chaque make ! Nous utiliserons le protocole SSH pour copier data.cdb (nous considèrerons que le serveur a une autorisation de connexion SSH au serveur cible via clé ssh automatisée)

    Modifions donc le fichier /service/tinydns/root/Makefile


    remote: data.cdb
    scp data.cdb ns2.wiroo.com:/etc/tinydns/root/data.cdb.tmp
    ssh ns2.wiroo.com mv /etc/tinydns/root/data.cdb.tmp /etc/tinydns/root/data.cdb
    data.cdb: data
    /usr/bin/tinydns-data

    Et voila, amusez vous bien avec votre nouveau serveur DNS !

  • Howto: Installation VMWare Server 1.0 sur Linux Debian Sarge

    Cet article va vous guider dans l’installation de VMWare Server 1.0 et les différentes dépendances de Linux Debian Sarge.

    Premièrement, nous allons télécharger les packages et les décompresser. Tous doit se faire en root.

    wget http://download3.vmware.com/software/vmserver/VMware-server-1.0.0-28343.tar.gz
    tar zxvf VMware-server-1.0.0-28343.tar.gz

    Mais avant de lancer l’install, nous allons lui fournir les dépendances dont il a besoin, et enlever nfs-common car il utilise le port 902 qui sera utilisé par la console VMware Server (Si vous avez tout de même besoin de NFS sur cette machine, vous pourrez toujours demander à VMWare Server d’utiliser un autre port). VMWare Server a besoin des headers du noyau pour compiler ses propres modules. Nous partirons du principe que vous utilisez un noyau 2.6 Debian Sarge non modifié. Si vous utilisez un 2.4, utilisez les headers qui vont bien, et si vous avez recompilé votre propre noyau, ces explications sont superflues pour votre niveau 😉

    apt-get -y install libxt6 libxrender1 libxtst-dev libxtst6 kernel-headers-2.6.8-2-386
    apt-get -y remove nfs-common

    Il ne vous reste plus maintenant qu’à utiliser le script d’installation :

    cd vmware-server-distrib/
    ./vmware-install.pl

    L’installation doit se faire sans trop de pb avec les options par défaut. Je passe sur les parties de config des sous-réseaux vmnet, c’est globalement bien expliqué et vous trouverez plus d’infos à ce sujet sur le site de vmware.

    Vous devez faire une demande d’un numéro de série (gratuit) sur le site de VMWare : http://register.vmware.com/content/registration.html

    J’ai juste eu un warning avant la config du réseau me disant que je pouvais avoir des problèmes avec ma libc5 et qu’il valait mieux updater vers la glibc… Bon… La Sarge est en libc6, mais bon… 😉 On va laisser.

    Vous devez donc avoir à la fin un joli :

    Starting VMware services:
    Virtual machine monitor                                             done
    Virtual ethernet                                                    done
    Bridged networking on /dev/vmnet0                                   done
    Host-only networking on /dev/vmnet1 (background)                    done
    Bridged networking on /dev/vmnet2                                   done
    Host-only networking on /dev/vmnet8 (background)                    done
    NAT service on /dev/vmnet8                                          done

    The configuration of VMware Server 1.0.0 build-28343 for Linux for this running
    kernel completed successfully.

    Maintenant : La Console !

    L’installation est simple et rapide… La console utilise apache et perl, mais l’ensemble est déjà packagé et pré-paramètré dans le package d’install. Donc on télécharge, on décompresse, et on install… Rien de plus simple !

    wget http://download3.vmware.com/software/vmserver/VMware-mui-1.0.0-28343.tar.gz
    tar zxvf VMware-mui-1.0.0-28343.tar.gz
    cd vmware-mui-distrib/
    vmware-install.pl

    L’install n’est qu’un classique « Next, Next, Next, Finish » !

    Une fois terminé, tout doit tourner correctement via un « netstat -tnpl », vous devriez avoir (entre autres) ces lignes :

    Connexions Internet actives (seulement serveurs)
    Proto Recv-Q Send-Q Adresse locale          Adresse distante        Etat        PID/Program name
    tcp        0      0 0.0.0.0:902             0.0.0.0:*               LISTEN     4276/inetd
    tcp        0      0 0.0.0.0:8333            0.0.0.0:*               LISTEN     4715/httpd.vmware
    tcp        0      0 0.0.0.0:8222            0.0.0.0:*               LISTEN     4715/httpd.vmware

    Le port 902 sert à la console en direct. Le port 8222 est l’accès Web en HTTP, et le 8333 en HTTPS. Prenez votre navigateur favoris, et allez sur : https://MON-IP:8333/

    Le login/mot de passe à utiliser est « root » ainsi que le mot de passe associé dans le système.

    Les utilisateurs standards que vous avez créé sur la debian peuvent également créer leurs propres machines virtuelles… Les droits individuels peuvent être sélectionnés…

    Je vous laisse jouer avec ces fonctionnalités. Bonne virtualisation !

  • Howto: Installer qmail sur Debian Sarge

    Dans cet article, nous allons faire une installation de Qmail sur une distribution Debian Sarge. Nous activerons/installerons :
    - La gestion des utilisateurs et domaines virtuels (via vpopmail)
    - Un serveur POP3 (via qmail-popup) avec fonction de roaming SMTP des utilisateurs authentifiés
    - Un serveur IMAP4 (courier-imap).
    - Un anti-spam (spamassassin)
    - Un antivirus (clamav).

    Il est possible (et même recommandé) d’utiliser les DaemonTools pour gérer qmail, plutot que le système de démon classique. Pour des raisons de simplicité, et dans un soucis d’avoir un minimum de package externe à l’install classique de debian, nous utiliserons les démons classiques, fournit et installés par défaut dans l’install debian de qmail.

    Installation de base de qmail

    Il faut tout d’abord ajouter dans /etc/apt/sources.list les non-free. En effet, qmail ne possédant pas une licence « free » (au sens debian du terme), il ne se trouve pas dans la distribution de base. Il faut donc rajouter le terme « non-free » à la fin de la ligne principale de package des sources apt (à personnaliser suivant le mirroir que vous utilisez). /etc/apt/sources.list


    deb http://ftp.fr.debian.org/debian/ stable main non-free

    Nous mettons maintenant à jour notre base APT, et nous allons désinstaller exim, pour y mettre les sources de Qmail et de ucspi-tcp. En effet, en raison de sa licence, il ne peut être livré que sous forme de code source, à nous donc de le compiler. Nous devrons être root durant cette installation.


    su -
    apt-get update
    apt-get remove --purge exim exim4-base exim4-config
    apt-get install -y procmail qmail-src ucspi-tcp-src exim4-daemon-light

    Nous lançons maintenant la compilation et la création des paquets .deb qui seront installés. Suivez les instructions dans chacune des compiliations, les infos sont claires.


    build-ucspi-tcp
    build-qmail

    Afin de cloturer cette installation de base de qmail, nous devons lui donner quelques paramètres de base : le nom de la machine (tel qu’il va se présenter), les hosts locaux, et le domaine par défaut.


    echo "smtp.mondomaine.com" > /var/qmail/control/me
    echo "localhost" > /var/qmail/control/locals
    echo "mondomaine.com" > /var/qmail/control/defaultdomain

    Nous pouvons maintenant démarrer et stopper qmail pour tester que tout fonctionne bien via le script /etc/init.d/qmail


    /etc/init.d/qmail start
    /etc/init.d/qmail stop

    Vérifier bien dans les logs mail (/var/log/mail.*) que tout est fonctionnel.

    Installation de vpopmail : support utilisateurs et domaines virtuels

    De base, qmail utilise des fichiers de type .qmail* dans les répertoires des utilisateurs (physique) pour gérer les adresses mails.

    Ici, nous voulons pouvoir gérer facilement et à grande échelle les boites mails, et sur plusieurs domaines. De plus, nous ne désirons pas que les utilisateurs existent sur le serveur pour des raisons de sécurité. Nous allons donc utiliser une base de données pour stocker les domaines, les noms de boites mails, les alias, et les forward. Les mails en eux-mêmes seront bien sûr stockés sous forme de fichiers (au format Maildir) sur le serveur.

    La gestion virtuelle est fournie par vpopmail. Nous allons donc tout d’abord installé le serveur MySQL, y créer le compte utilisateur de vpopmail, et créer la base. N’oubliez pas ensuite de sécuriser votre installation MySQL (password de l’utilisateur root qui est vide par défaut, etc…).


    apt-get install -y mysql-server
    cat > /tmp/sql.cmd
    INSERT INTO mysql.user SET Host = 'localhost',
    User = 'vpopmail', Password = PASSWORD('pass-a-modifier'),
    Select_priv = 'N', Insert_priv = 'N', Update_priv = 'N',
    Delete_priv = 'N', Create_priv = 'N', Drop_priv = 'N',
    Reload_priv = 'N', Shutdown_priv = 'N', Process_priv = 'N',
    File_priv = 'N', Grant_priv = 'N', References_priv = 'N',
    Index_priv = 'N', Alter_priv = 'N';

    FLUSH PRIVILEGES;

    CREATE DATABASE vpopmail;

    GRANT Select, Insert, Update, Delete, Create, Drop,
    Index, Alter ON `vpopmail`.* TO 'vpopmail'@'localhost';

    FLUSH PRIVILEGES;

    Ctrl+c

    cat /tmp/sql.cmd |mysql -p && rm -f /tmp/sql.cmd
    Enter password: <laisser vide, faites entrée>

    Et maintenant, téléchargeons, et installons vpopmail. Il faut avant tout lui créer ses users locaux, et installer quelques logiciels/librairies.


    apt-get install -y make g++ libmysqlclient10-dev

    groupadd -g 89 vchkpw && \
    useradd -g vchkpw -u 89 -d /var/lib/vpopmail vpopmail && \
    mkdir /var/lib/vpopmail && \
    mkdir /etc/vpopmail && \
    mkdir /usr/share/doc/vpopmail && \
    ln -s /etc/vpopmail /var/lib/vpopmail/etc && \
    ln -s /usr/bin /var/lib/vpopmail/bin && \
    ln -s /usr/share/doc/vpopmail /var/lib/vpopmail/doc && \
    ln -s /usr/include /var/lib/vpopmail/include && \
    ln -s /usr/lib /var/lib/vpopmail/lib && \
    chown -R vpopmail.vchkpw /var/lib/vpopmail

    cd /usr/src
    wget http://ovh.dl.sourceforge.net/sourceforge/vpopmail/vpopmail-5.4.16.tar.gz
    tar xvfz vpopmail-5.4.16.tar.gz
    cd vpopmail-5.4.16
    ./configure --prefix=/usr \
    --enable-qmaildir=/var/qmail \
    --enable-qmail-newu=/var/qmail/bin/qmail-newu \
    --enable-qmail-inject=/var/qmail/bin/qmail-inject \
    --enable-qmail-newmrh=/var/qmail/bin/qmail-newmrh \
    --enable-tcprules-prog=/usr/bin/tcprules \
    --enable-tcpserver-file=/etc/tcp.smtp \
    --enable-incdir=/usr/include/mysql --enable-libdir=/usr/lib \
    --enable-auth-module=mysql --enable-valias \
    --enable-logging=p --enable-md5-passwords \
    --enable-qmail-ext \
    --enable-mysql-limits \
    --enable-roaming-users=y \
    --enable-tcprules-prog=/usr/bin/tcprules \
    --enable-tcpserver-path=/etc/tcp.smtp

    make && make install-strip

    On configure vpopmail pour se connecter à notre base de données :


    echo "localhost|0|vpopmail|pass-a-modifier|vpopmail" \
    > ~vpopmail/etc/vpopmail.mysql

    On met en place l’effacement du roaming SMTP


    crontab -e

    Ajouter la ligne suivante dans le fichier, et quitter vi en sauvant le fichier.


    40 * * * * /var/lib/vpopmail/bin/clearopensmtp 2>&1 > /dev/null

    Relançons maintenant qmail pour être sur que tout est opérationnel (vérifier encore une fois les logs)


    /etc/init.d/qmail start
    /etc/init.d/qmail stop

    Pour créer des domaines et des comptes mails, nous devons maintenant utiliser les commandes de vpopmail (le compte postmaster est créé automatiquement à chaque création de domaine) :


    # Création d'un nouveau domaine virtuel
    vadddomain nouveau-domaine.com password-postmaster

    # Création d'un compte sur le domaine virtuel
    vadduser test@nouveau-domaine.com password

    # Création d'alias de postmaster (nouvel alias : romain)
    valias -i postmaster@nouveau-domaine.com romain@nouveau-domaine.com

    # Visualiser les alias / forwards
    valias postmaster@nouveau-domaine.com

    # Création d'un forward de postmaster vers romain@mail-externe.com
    valias -i romain@mail-externe.com postmaster@nouveau-domaine.com

    Il y a beaucoup de commande vpopmail disponibles, elles commencent toutes par v* Je vous laisse les décrouvrir… vaddaliasdomain, vdeldomain, vmoduser, vadddomain, vadduser , vdeloldusers, valias, vdeluser, vdir, vipmap, vpopbull vchangepw, vdominfo, vchkpw (utilisation interne), vkill, vsetuserquota, vconvert, vmkpasswd (interne), vmoddomlimits, vuserinfo

    Il y a des interfaces de gestion web qui existent pour gérer directement vpopmail. On pourra utiliser par exemple un module de Webmin, ou bien le très sympa qmailadmin. Toutefois, j’ai préféré créer la mienne, qui est totalement intégrée à l’interface de l’intranet de l’espace client que j’ai mis en place pour Wiroo.

    Configuration du serveur POP3

    Maintenant que qmail est fonctionnel, nous allons nous attacher à ce que nos utilisateurs puissent aller chercher leurs mails en POP3. Le serveur POP3 est déjà présent dans qmail, mais nous allons juste devoir l’activer et changer sa méthode de vérification des comptes (pour utiliser vpopmail, et non plus les comptes systèmes).

    Pour cela, modifions le fichier /etc/init.d/qmail Décommentez les lignes concernant POP3 (environs entre les lignes 59 et 63), et modifions /usr/bin/checkpassword en /usr/bin/vchkpw Vous devriez donc avoir les lignes suivantes dans ce fichier (entre 59 et 63) :


    sh -c "start-stop-daemon --start --quiet --user root \
    --pidfile /var/run/tcpserver_pop3d.pid --make-pidfile \
    --exec /usr/bin/tcpserver -- -R -H \
    0 pop-3 /usr/sbin/qmail-popup `hostname`.`dnsdomainname` \
    /usr/bin/vchkpw /usr/sbin/qmail-pop3d Maildir &"

    Configuration du serveur IMAP4

    A venir

    Configuration de l’antivirus

    A venir

    Configuration de l’antispam

    A venir

  • Howto: Linksys WPC54GS sur Linux Suse 10.0 : Installation et paramétrage

    ndiswrapper (http://ndiswrapper.sourceforge.net/) est le logiciel qui va nous permettre d’utiliser notre carte réseau Linksys WPC54GS sous Linux, via les drivers Windows. En effet, lynksys n’a pas mis à disposition de drivers sous Linux pour cette carte PCMCIA.

    L’installation est simplifiée par le fait que ndiswrapper fait déjà parti de la distribution Suse Linux 10.0. Il suffit donc de se rendre dans Yast, dans la partie Ajout de logiciels, puis d’ajouter ndiswrapper et wireless-tools. Je passerais sur la partie installation PCMCIA, car elle doit déjà avoir été faite puisque vous êtes sur un PC équipé en PCMCIA… Vous devez insérer la carte WPC54GS dès le déjà dans le slot PCMCIA.

    Vous devrez ensuite télécharger les drivers Windows pour la carte WCP54GS à cette adresse : ftp://ftp.linksys.com/pub/network/wpc54gs_driver_utility_v1.0.zip

    Décompressez ce fichier zip dans un répertoire, et ouvrez une console. Passer en mode root (via un « su – » pour les novices), et positionnez vous dans le répertoire dans lequel vous avez décompresser les drivers Windows.

    Vous devez donc avoir cette liste de fichiers :

    rdu:/home/buggs/WPC54GS-FR_dr # ll
    total 372
    drwxr-xr-x   5 buggs users    296 Mar 12 23:01 .
    drwxr-xr-x  46 buggs users   3536 Mar 12 23:10 ..
    -rw-r--r--   1 buggs users    112 May 27  2004 AUTORUN.INF
    drwxr-xr-x   2 buggs users    208 Mar 12 23:01 AutoRun
    drwxr-xr-x   2 buggs users    272 Mar 12 23:01 AutoRunFR
    -rw-r--r--   1 buggs users  28672 Dec 18  2002 SETUP.EXE
    drwxr-xr-x   2 buggs users    560 Mar 12 23:01 UtilityFR
    -rw-r--r--   1 buggs users 300928 Feb 19  2004 bcmwl5.sys
    -rw-r--r--   1 buggs users   8102 Mar 18  2004 lsbcmnds.cat
    -rw-r--r--   1 buggs users  29701 Mar 11  2004 lsbcmnds.inf

    Nous allons maintenant demander à ndiswrapper d’installer le drivers Windows (il va en fait copier les fichiers drivers dans /etc/ndiswrapper/)

    rdu:/home/buggs/WPC54GS-FR_dr # ndiswrapper -i lsbcmnds.inf
    Installing lsbcmnds

    Vérifions maintenant que le drivers est bien installé et que le hardware a bien été trouvé.


    rdu:/home/buggs/WPC54GS-FR_dr # ndiswrapper -l
    Installed ndis drivers:
    lsbcmnds        driver present, hardware present

    Nous allons maintenant tester d’installer le module noyau de ndiswrapper (puis de vérifier que tout est ok) :


    rdu:/home/buggs/WPC54GS-FR_dr # modprobe ndiswrapper
    rdu:/home/buggs/WPC54GS-FR_dr # lsmod | grep ndis
    ndiswrapper           176308  0
    usbcore               126720  4 ndiswrapper,ohci_hcd,ehci_hcd

    Bon, tout est ok ? Maintenant, vérifions que la carte Wifi est maintenant bien détecté via l’outils de configuration des cartes réseau sans fil :


    rdu:/home/buggs/WPC54GS-FR_dr # iwconfig
    lo        no wireless extensions.

    sit0      no wireless extensions.

    eth0      no wireless extensions.

    wlan0     IEEE 802.11g  ESSID:off/any  Nickname:"rdu"
    Mode:Managed  Frequency:2.437 GHz  Access Point: 00:00:00:00:00:00
    Bit Rate=54 Mb/s   Tx-Power:25 dBm
    RTS thr=2347 B   Fragment thr=2346 B
    Encryption key:off
    Power Management:off
    Link Quality:100/100  Signal level:-10 dBm  Noise level:-256 dBm
    Rx invalid nwid:0  Rx invalid crypt:0  Rx invalid frag:0
    Tx excessive retries:0  Invalid misc:1482   Missed beacon:0

    Nous devez maintenant passer à la dernière étape de l’installation : sauvegardez la configuration !!! 🙂 Comme cela, tout sera rechargé à chaque reboot…


    rdu:/home/buggs/WPC54GS-FR_dr # ndiswrapper -m
    Adding "alias wlan0 ndiswrapper" to /etc/modprobe.d/ndiswrapper

    Maintenant, il nous reste à configurer la partie sécurité / SSID / WEP (non testé avec WPA… A suivre 😉 ) Nous allons retourner dans notre ami Yast, qui va nous aider lors de cette configuration. Nous allons dans la partie Matériel -> Carte réseau.

    (PNG)

    Configuration carte réseau sous Yast

    Puis nous cliquons sur Ajouter en bas. Nous sélectionnons le type de périphérique « sans fil », cochons la case PCMCIA, et à l’emplacement « Nom de la configuration » nous mettons wlan0 (à la place de bus-pcmcia qui a été mis automatiquement quand nous avons coché la case PCMCIA). Ce nom provient de ndiswrapper, c’est celui qui nous est donné par iwconfig (cf plus haut). On valide en cliquant sur « Suivant ».

    (PNG)

    Configuration IP sous Yast

    Dans la page suivante, on doit faire la configuration IP… A voir si vous avez un DHCP sur votre réseau ou si vous êtes en IP fixe… Je vous laisse faire cette configuration… Une fois que c’est terminé, on clique encore sur « Suivant ».

    (PNG)

    Configuration sécurité Wifi sous Yast

    Enfin, nous arrivons dans la partie configuration de la carte sans fil. Yast nous la propose automatiquement du fait de notre type de carte. Votre carte doit être en « mode d’exécution » : Géré. Entrez le SSID de votre réseau Wifi, et réglez votre mode : d’authentification wep clé ouverte, wep clé partagée, WPA-EAP, WPA-PSK. Enfin, entrez la clé de chiffrement… Attention, si vous utilisez encore du WEP, pensez bien à entrer la clé WEP en mode héxadécimal.

    Il reste juste une chose à ajouter manuellement, allez dans le fichier /etc/sysconfig/network/ifcfg-wlan-wlan0 et ajoutez ceci à la fin


    DHCLIENT_MODIFY_RESOLVE_CONF='yes'
    DHCLIENT_SET_DEFAULT_ROUTE='yes'

    Et voila, la configuration est terminée. Amusez-vous bien !